La science derrière ce qui se passe pendant une session de Transformational Breath

GLOSSAIRE : Six notions scientifiques traduites en langage humain.

Alcalose respiratoire

Quand tu respires de façon continue et ample, tu expires plus de CO₂ que ton corps n'en produit. Ce déséquilibre temporaire modifie légèrement le pH de ton sang. Ce changement chimique modifie la façon dont tes neurones s'activent et dont certaines zones du cerveau se perfusent. C'est ce mécanisme précis qui explique pourquoi l'état intérieur change en quelques minutes de respiration consciente, sans substance, sans suggestion.

Interoception

Ton corps t'envoie des signaux en permanence. Battements cardiaques, tension dans la gorge, serrement dans le ventre, chaleur dans la poitrine. La capacité à percevoir ces signaux internes s'appelle l'interoception. Le trauma l'altère : le cerveau apprend à couper ces signaux pour se protéger de ce qui fait trop mal. Le problème, c'est que cette coupure ne se limite pas aux sensations douloureuses. Elle coupe tout. La respiration consciente travaille précisément à restaurer cette connexion, progressivement, à un rythme que le corps peut tolérer.

Mémoire procédurale

C'est la mémoire du corps. Non verbale par nature. Pas ce dont tu te souviens, ce que ton corps fait automatiquement sans que tu le décides. Se contracter quand quelqu'un élève la voix. Se fermer quand la situation ressemble de loin à quelque chose d'ancien. Ces schémas se sont formés souvent très tôt, parfois avant même l'acquisition du langage. C'est pourquoi les comprendre ne suffit pas toujours à les changer. La compréhension arrive dans le cerveau analytique. La mémoire procédurale, elle, vit ailleurs.

Plasticité cérébrale

Le cerveau peut se reconfigurer. Les connexions entre neurones ne sont pas fixes. Certains états ouvrent une fenêtre temporaire où ces connexions sont plus malléables qu'en état ordinaire. Les états modifiés de conscience produits par la respiration connectée ouvrent cette fenêtre. Ce que les recherches cliniques sur les psychédéliques documentent par voie chimique, la respiration peut le produire par voie mécanique : une fenêtre de plasticité pendant laquelle ce qui était figé peut bouger.

Réseau du mode par défaut

Il y a une partie du cerveau dont le travail permanent est de raconter ton histoire. Qui tu es, ce qui t'est arrivé, ce qui va arriver. Cette voix intérieure qui commente, anticipe, ressasse. C'est ce que les neurosciences appellent le réseau du mode par défaut. Pendant une session de respiration profonde, cette partie se met en retrait. Pas pour toujours. Juste assez longtemps pour qu'autre chose puisse exister. C'est souvent dans ces instants que les gens décrivent une clarté qu'ils n'avaient pas trouvée en des années de réflexion.

Sécurité psychologique

Le système nerveux ne fait pas la différence entre un danger réel et un danger perçu. Il réagit aux deux de la même façon. Ce qui veut dire que tant que le corps ne se sent pas en sécurité, il ne peut pas relâcher ce qu'il retient. Peu importe ce que tu comprends intellectuellement. La sécurité psychologique n'est pas une conviction mentale. C'est un état physiologique mesurable, que le corps évalue en permanence de façon indépendante de la pensée consciente. Tout le travail du Transformational Breath repose sur la création de cet état d'abord, avant d'aller chercher quoi que ce soit d'autre.

Nouveaux articles

Nous contacter

Marc Brunet

Formateur certifié Transformational Breath